Projet Nigua
Déclaration
de mission
La mission de ce projet est de procurer aux
membres démunis
de la population des pays en voie de développement les outils et
l’éducation
qui leur permettra de créer et de maintenir une micro-autonomie
florissante,
tout en instaurant un environnement sûr et sécuritaire au
sein duquel leurs
enfants pourront grandir sans la menace de prédateurs sexuels et
de vendeurs de
drogues.
Introduction
Le dilemme du monde en développement repose
sur la manière
de combler l'écart sans cesse grandissant entre les riches et
les pauvres.
Prisonniers d'un monde de corruption et d’ignorance, et d’un
système judiciaire
déficient, sinon totalement absent, les pauvres sont
pratiquement condamnés à
demeurer des travailleurs à faible salaire. Leur seul espoir
semble être celui
de succomber à la tentation croissante de gagner leur vie en se
livrant à la
prostitution et à la vente de drogues illicites. La prostitution
juvénile et
l’utilisation d'enfants comme « mulets » pour transporter
et livrer des drogues
illégales sont en hausse dans de nombreux pays en voie de
développement, sinon
dans la plupart d'entre-eux, exposant ainsi ces membres les plus
vulnérables de
notre société aux dangers associés à l’abus
de substances, à la violence et
l’augmentation de cas de VIH.
Bien que les pays de l’Ouest tentent
d’éliminer la
prostitution juvénile et le fléau de la drogue en proclamant
des lois de plus
en plus sévères et restrictives, ils ignorent constamment
la solution la plus
simple à ce problème. La prostitution juvénile est, et a
toujours été un
problème de survie directement lié à la
pauvreté grimpante. Un sondage mené par
les Nations Unies en 1994 en Colombie a révélé
qu’un enfant d'intelligence
moyenne utilisé à des fins de prostitution pouvait
générer des revenus
équivalant à six mois de salaire d’un fonctionnaire du
gouvernement, en un seul
mois de « travail ».
Le salaire minimum dans la plupart des pays en
développement
n’est pas suffisant pour permettre à quiconque de vivre au moins
dans le plus
strict niveau de confort, c’est-à-dire juste assez pour ne pas
mourir de faim,
en assumant que tout va bien. Pour toute personne qui se trouve dans la
situation désespérante de lutter pour assurer sa survie
quotidienne, la
prévision d'un tel salaire dépasse la plus simple
logique, et tout espoir
d’évaluation raisonnable d’une telle « profession »
est rapidement noyé dans
une rivière « d’ argent facile ». Il en va de
même pour toute autre activité
illégale ou vente de narcotiques.
Outre les risques de blessures
et la transmission de
maladies sexuelles, bon nombre de ces enfants se livrent aussi à
l’inhalation
de vapeurs de colle pour maintenir la résistance de «
travailler » une journée
entière. La plupart de ceux qui versent dans cette habitude, ne
parviennent pas
à dépasser l'âge de 16 ans; ils meurent de
complications liées à l’inhalation
des vapeurs toxiques contenues dans la colle.
De tels enfants doivent posséder un fort
fondement moral
pour être capables de résister à la tentation de
sombrer dans ce genre de vie,
plutôt que de vivre honnêtement, surtout à la limite
de la survie. Mais en
dépit de ce fort fondement, parfois, le seul fait de tomber
malade ou de
constater qu’un membre de la famille a besoin d’un peu d’argent
supplémentaire
pour payer ses médicaments, peut faire succomber.
Le problème dans les pays en voie de
développement réside
dans le fait que le nombre d'enfants qui s'enlisent dans la
prostitution et
dans la vente de drogues est beaucoup plus élevé que dans
les pays
industrialisés, qui réflexion faite, n’envisagent aucun
autre moyen de s’en
sortir. L’enfant canadien moyen n’est pas susceptible de se tourner
vers la
drogue ou la prostitution – même s’il vit dans des conditions
exécrables - en
raison du fait qu'il peut compter sur un système de
bien-être social décent et
des institutions qui l'appuient dans une certaine mesure à
combler ses
besoins les plus fondamentaux. Les enfants des pays en
développement n’ont pas
droit à ce luxe.
Si nous procurons à ces enfants un espoir
véritable et
tangible et des solutions à leurs problèmes, la tentation
de faire de l'argent
rapidement et de sombrer dans la prostitution ou la vente de drogues
sera alors
moins attirante, sauf s'ils ont déjà une mentalité
de criminel, comme c'est le
cas dans tous les autres pays, peu importe la conjoncture
économique. Si nous
refusons d'agir ainsi, aucune loi anti-prostitution juvénile ou anti-
drogues
ne changera les choses. Nous n’arriverons peut-être pas à
éliminer la demande
en prostitution ou en narcotiques, mais nous pouvons à tout le
moins atténuer
le besoin des enfants touchés de percevoir ces choses comme
étant leur seul
espoir de survie. Si nous nous soucions vraiment du sort de ces
enfants, et si
nous sommes sincères dans notre détermination de mettre
fin au fléau des abus
sexuels et de la dépendance aux drogues, alors des projets comme
celui-ci
constituent le seul moyen de leur offrir une porte de sortie.
Plusieurs personnes peuvent se sentir inconfortables que
de tels
sujets soient abordés dans la discussion de ce projet, surtout
au moment de
l’introduction. Nous voyons toutefois les choses différemment.
Nous aimerions
mentionner qu’un journal francophone de la région de
Montréal a écrit dans un
article paru au cours de l’hiver 2005-2006, soulignant que la
République dominicaine
a commencé à apparaître sur le radar de la
Gendarmerie royale du Canada comme
destination majeure pour le tourisme du sexe impliquant des enfants.
Même si le
Sida ne constitue pas une menace réelle en République
dominicaine comme ce
l’est en Haïti, il ne faut pas chercher loin pour se rendre compte
que la prostitution
juvénile n’est pas favorable à l’arrêt de la propagation
du Sida.
Ceux qui sont impatients à entrer dans la danse
pour combattre
la prostitution juvénile ont la fausse impression que ces enfants
sont
victimes de quelques pervers. Ils croient qu’ils ont été
forcés à pratiquer la prostitution
ou ont été kidnappés et obligés à le
faire. Malheureusement, rien ne peut être aussi loin de la
vérité. En
fait, la situation économique que vivent ces enfants serait la
cause qui les
porte à opter pour cette « profession ».
S’il se trouve qu’un enfant canadien se prostitue, il est
susceptible d'être considéré comme un fugueur ou un
abuseur de drogue issu
d’une famille ayant un historique de problèmes psychologiques ou
autres
dysfonctions héréditaires. L’enfant qui se prostitue
en République dominicaine
ou dans d'autres pays en voie de développement compte
malheureusement parmi la majorité des enfants qui vivent dans
des bidonvilles
et qui s’engagent dans cette voie pour simplement survivre. Il devrait
être
relativement évident que dans le commerce de la prostitution
juvénile, la
majorité des enfants touchés par ce fléau ne sont
pas
« répertoriés », et ils n’ont pas
d‘autres choix.
La seule façon de mettre fin à ces abus
serait de donner à ces
enfants une autre porte de sortie à cette pauvreté. La partie
triste de cette
situation réside dans le fait qu’ils ne sont pas forcés
à agir ainsi, ni
encouragés par des parents ou compères, ils le font de
leur propre chef en
raison de la pauvreté dont ils font l’objet. Le contrôle
des pédophiles n’est
pas la solution. Nous devons enrayer la source de ce
problème. Si nous y
arrivons, un pourcentage minime de ces prédateurs sera
vraisemblablement mieux
contrôlé et surveillé.
Dans les pays en voie de développement,
l’idée d’une enfance
prolongée ne s’applique pas de la même manière que
dans les pays du G-8. Du
fait que les enfants sont perçus comme étant de la
main-d’oeuvre au sein des
familles et comme fournisseurs de revenus plus tard au cours de leur
vie, les
gens dans les pays en voie de développement les
considèrent généralement, non
en fonction de l’âge légal de la maturité, mais
plutôt selon leur développement
physique. Or, un enfant âgé de 9 ans pourrait être
utilisé pour les tâches ménagères,
alors qu'un enfant de 12 ans pourrait être un participant
à la masse salariale.
La « valeur marchande » d’un garçon de 12
ans est mesurée en force
musculaire, tandis qu’une fille du même âge serait
assignée à des tâches
ménagères, de gardienne d’enfants ou de
cuisinière. Pour ces gens le terme «
enfant » s’applique aux enfants de moins de 12 ans ayant une
force limitée,
quelqu’un qui doit être simplement surveillé,
et n’ayant aucune valeur immédiate pour la famille.
Pour la plupart des familles pauvres, la valeur d’un
enfant peut
s’accroître de façon dramatique s‘il est «
employé » pour la prostitution
juvénile ou comme « mulet » dans la contrebande de la
drogue. Un associé d’affaires
de l’un des fondateurs de ce projet a déjà
mentionné avec triste sarcasme,
qu’il juge la performance économique de la République
dominicaine par l’âge moyen
des enfants qui s’adonnent à la prostitution juvénile
dans les rues. D’après
lui, la performance économique est en « santé
» si l’âge moyen des enfants
prostitués est de 12 ans, et en mauvais « état
» si l’âge moyen baisse à
10 ans. Mon associé a fait cette remarque à l’automne
2003, il a évalué la
situation économique comme étant
« désespérée », ayant
observé que
l’âge moyen des enfants du « métier »
était de 9 ans.
Malheureusement, bon nombre de ces enfants
prostitués inhalent des
vapeurs de colle afin de maintenir la
force nécessaire pour compléter leur journée de
« travail ». Il en résulte
souvent des morts prématurées se situant entre 16 et 24
ans, la cause étant la
l’inhalation de vapeurs toxiques de gazoline et de toluène
provenant de colle
industrielle.
La prostitution juvénile a toujours été la
dernière solution pour
les enfants de la pauvreté. Peu importe la manière dont
cette question est
réglementée au Canada ou dans le reste du monde, et
même si les lois
anti-prostitution sont bien établies, elles ne modifient pas la
réalité de ce
problème. À moins que les pays fassent escorter leurs touristes
par des
policiers, en tout temps, aucune loi contre la prostitution juvénile
votée
outremer n’arrivera à contrer le problème.
Ceux
qui revendiquent vraiment le bien- être
pour les enfants ou qui manifestent le bon vouloir de se battre
contre la prostitution juvénile n’ont
pas à chercher bien loin pour obtenir l’appui du présent
projet pour obtenir
des résultats réels et durables.
Alors que les médias veulent nous faire croire que
des cabales
obscures et secrètes, qui tirent les ficelles et opèrent
des chaînes
clandestines de bordels au sein de l’industrie de la prostitution
juvénile, la
réalité est bien différente. La vraie raison de
l’existence de ce «
métier » dépend des responsables de
l’élaboration des politiques de pays étrangers, de nos
décisions en matière
d’aide économique et de notre manque de compréhension de
la réalité quotidienne
de ces gens.
Veuillez noter que notre connaissance intime de cette
question
relève du fait que certaines des principales familles qui
participent à ce
projet ont personnellement aidé plusieurs enfants à se
sortir de ce milieu. Ces
enfants, en retour, ont fourni des détails sur la
réalité du problème. Notre
compte-rendu sur le sujet n’est pas assez perfectionné pour
s’insérer dans le
cadre d’un documentaire télévisé, mais il
énonce de façon éloquente les
ravages que nous avons vus de nos propres yeux.
Les idées principales à l’appui de ce projet
n’ont pas été conçues
dans les salles de conférence climatisées d’une
multinationale. Certains des
enfants désespérés auxquels ce projet est
destiné sont issus de bidonvilles du
faubourg de Nigua. La ligne conductrice derrière ce projet est
le vieil adage :
« Si tu donnes un poisson à un homme, tu le nourriras
toute sa vie, mais
si tu lui montres à pêcher il se nourrira toute sa
vie ». Notre approche
est de construire un système d’éducation viable
fondé sur un solide
apprentissage tel que : deux tiers pédagogique et un tiers
éducation pratique.
Le financement pour la continuation de ce projet
proviendra des
efforts de sa propre économie, qui est particulièrement
fondée sur le
recyclage, la recherche et le développement, et l’application de
solutions
viables sur le plan environnemental et économique aux
problèmes quotidiens. Un
simple investissement unique permettra de lancer ce projet, et de le
transformer en une entité autonome et prospère. En bout
de ligne, il nous
permettra de retenir les services d’éducateurs érudits et
bien formés, et
deviendra une plaque tournante susceptible d’être
transportée dans divers pays
qui connaissent des problèmes et conditions similaires, ainsi
qu’une façon de
vivre et une porte de sortie pour ceux qui ont peu d’espoir.
Malheureusement, nos présents modèles
économiques ne semblent pas
inclure l’environnement dans leur équation, or il est
évident que notre
approche au développement économique et social, telle que
nous l’appliquons
actuellement sera vouée à l’échec. Lorsque nous
parlons d’écoles et
d’éducation, nous envisageons larges sommes d’argent qui seront
dépensées sans
donner de résultats immédiats. Toutefois, l’approche du
Projet Nigua décrite ci-dessous
représente une véritable solution tangible à ces
problèmes. Elle est fondée sur
des principes sains et exploitables sur le plan de l’environnement, et
constitue une initiative totalement autonome. Les solutions fournies
par nos
projets viendront abolir la nécessité et l’incitatif,
pour ces enfants, de
chercher une porte de sortie à leur situation en tombant dans le
piège de
l’illégalité et des activités dangereuses.
Nous pouvons jongler avec les chiffres et les pronostics,
comme
bon nous semble, et nous devrons encore affronter une opposition
redoutable. Toutefois,
si nous pouvons mettre ce projet à l’avant, les voies de
l’opposition seront
forcées de se taire. Nous ne devrons plus uniquement expliquer
nos rêves, nous
aurons une preuve visible et tangible que nos idées portent
fruit, et qu’à
travers cet exemple de labeur nous pourrons éduquer ces enfants
qui grandiront
pour devenir des membres productifs de leur société et du
monde.
Grandes lignes du projet Nigua
Les bases du projet Nigua ont été
établies en juillet 2001 et elles ont
évolué de façon constante en une proposition
complète, soit un programme
de développement économique et social
autonome et viable sur le plan environnemental pour la
République dominicaine.
Le projet tire son nom d’un petit village situé près de
Saint-Domingue. Il a été
choisi comme point de départ, pour la simple raison que des
fonds personnels
dépassant les 50 000 dollars américains, et des
efforts directs s’étendant
sur une période de plus de cinq ans ont déjà
été investis par les responsables
du projet, qui ont jeté les bases à cet endroit.
La plupart des fonds ont été utilisés
pour couvrir les frais de déplacement et
d’interprétation, ainsi que les coûts
liés à de nombreux voyages effectués à
« l’intérieur du pays » en vue
de recueillir des renseignements sur des questions d’ordre
général ayant trait
au pays en question; déterminer le niveau d’éducation des
habitants et vérifier
la viabilité du programme de recyclage à cet
endroit. Une partie des fonds
ont aussi été utilisés pour améliorer
directement la vie de certaines familles directement
visées par le projet.
La solution trouvée grâce
l’information recueillie au cours des différents voyages s’est
révélée un
apport précieux et unique. Notre but ultime consiste à
aider les enfants et
leurs familles à toucher un revenu raisonnable tout en obtenant
une éducation
de qualité, tant générale que technique.
L’ensemble du projet est fondé sur la
création d’un environnement de soutien n’étant pas
assujetti à des programmes
d’intérêt particulier, comme la religion, la politique ou
tout autre facteur
dominant.
Il s’agit aussi d’une approche
écologique purement verte. Lorsque nous disons « vert
» nous ne disons
pas que c'est assujetti à l’idéologie du Parti Vert,
mais nous référons à une
compréhension commune du mot « vert »,
voulant que l’investissement
dans des pratiques environnementales saines constitue une
solution nécessaire à nos problèmes actuels et une
partie vitale de notre
avenir. En premier lieu, si un pays en développement ne devient
pas exagérément
dépendant de combustibles fossiles, il y a un
besoin moindre de contrôler les dommages qui s’ensuivent et de
restaurer
l’environnement. Les pays en développement consomment
généralement très peu d’énergie par rapport aux pays du G-8, et si nous pouvons
fournir des solutions
qui n’entraveront pas à ce point les économies en
évolution, nous éviterons
beaucoup de problèmes au sein de ces pays.
Problèmes et solutions
Nous
devons d’abord comprendre les nombreuses
causes qui entravent tout projet de développement social ou
économique dans un
pays ne faisant pas partie du G-8. L’erreur la plus coûteuse que
font la
plupart des entreprises et organisations, c’est de prétendre
pouvoir appliquer
une solution de modèle de travail de style G-8 à un pays
en voie de
développement. Cela n’a jamais fonctionné et ne
fonctionnera jamais. Pour
réussir, nous devons travailler avec
les outils dont nous disposons à l’intérieur de la
structure des conditions et
de la culture du pays dans lequel nous évoluons. Les outils dont
nous parlons
englobent les politiques, les méthodes et les procédures
utilisées par les gens
que nous voulons aider. Les gens commenceront à s’aider une
fois qu’ils auront
appris les normes que nous désirons et nécessitons.
Certains des problèmes communs
auxquels nous avons été confrontés au moment
d’implanter une solution de style G-8
sont décrits ci-après et suivis de notre solution.
Éducation
Dans les pays développés, l’éducation est un produit plus ou moins normalisé et de haute qualité qui procure à l’économie une main-d’oeuvre qualifiée dans toutes les disciplines. Malheureusement, l’éducation dans les pays en voie de développement n’est en fait qu’un groupe limité d’institutions qui enseignent les rudiments de base de la lecture, de l’écriture et des mathématiques. Il en résulte donc des citoyens qui sont à peine qualifiés pour exercer des travaux manuels. Puisque nous parlerons plus précisément de la République dominicaine, nous utiliserons la situation qui prévaut à cet endroit, mais sachez qu'elle reflète aussi la situation de d’autres pays ayant des niveaux de développement similaires.
Pour des raisons de temps et des contraintes financières, le gouvernement dominicain exige seulement quatre heures de temps de classe par jour, par enfant. Le nombre d’étudiants qui doivent passer par le système est tel qu’ils ne se présentent qu'à l’une des trois « périodes » de quatre heures de cours (matin, midi ou soir). L’éducation en République dominicaine est gratuite jusqu’en secondaire 5, mais elle est uniquement obligatoire jusqu’en 6e année (soit jusqu'à l'âge de 12 ans). On entend par « gratuit » qu’il n’y a pas de frais de cours, mais il y a d’autres frais qui incombent aux familles des étudiants. Après avoir acheté le matériel scolaire de base, les uniformes, les livres et autres articles scolaires, l’éducation d’un enfant coûte à une famille l’équivalent d’un mois de salaire, et ce, au salaire minimum par année.
Considérant
une moyenne de quatre enfants par famille, quatre mois de salaire tous
les ans vont
à l’éducation de ces enfants aux niveaux les plus
élémentaires. Vous comprendrez qu'il est donc
très tentant de retirer les enfants de l’école
après la 6e année.
C’est la raison pour laquelle autant d’enfants dominicains quittent
l’école
après avoir « passé » le niveau
obligatoire de la 6e année. Les
besoins d’une famille pauvre reposent sur la capacité de ses membres travailleurs pour leur simple survie. En outre, les normes
d’éducation après ce
niveau sont telles que le seul fait de payer des frais
supplémentaires pour
garder les enfants à l’école jusqu’en secondaire 5
représente en quelque sorte
un gaspillage d’argent. Aucune famille pauvre ne peut se permettre le
luxe de
garder un enfant à l’école jusqu’à 18 ans,
l’âge légal pour obtenir un permis
de travail. En réalité, c’est l’absence totale de
compétences vendables qui
garde ces jeunes Dominicains dans un cycle sans fin de pauvreté.
Beaucoup d’enfants ne sont pas
« documentés », c’est-à-dire qu’ils
n’ont pas de certificat de
naissance enregistré. Il arrive souvent que des mères
pauvres ne dépensent pas
les quelques centaines de pesos supplémentaires – environ 10
à 20 dollars
canadiens – pour procurer un certificat de naissance à leurs
enfants. Sans ce
document, un enfant ne peut pas fréquenter l’école, et
comme adulte, il ne peut
pas non plus obtenir des papiers d’identification en règle. Il est
donc non seulement
exclu du processus démocratique de votation, mais il est souvent
incapable de
trouver du travail légal et productif. On estime qu’environ 2
millions de
Dominicains ont un statut illégal, c’est-à-dire qu’une
personne sur cinq dans
le pays ne possède pas de papiers d’identification en
règle.
Les niveaux de soutien gouvernemental
en matière d’éducation au cours des dernières
années en République dominicaine
ont démontré qu’il est peu probable que
le gouvernement
dépense des sommes additionnelles à des fins
d’éducation. Veuillez lire
le rapport de l’UNPD sur le statut du système d’éducation
dominicain:
« L’UNPD doute que la RD atteindra ses
objectifs »
Les objectifs du millénaire pour
l’éducation mentionne que tous les enfants qui commencent
l’école élémentaire
devraient compléter le cycle. Toutefois, le Programme de
développement des
Nations Unies doute que ce but sera atteint en RD. L’UNPD mentionne que
des
progrès ont été réalisés au pays,
mais qu’on n’a pas réussi à garder les enfants
dans le système d’éducation. Le pays avait besoin d’un
investissement de 810
millions de dollars américains pour l’année scolaire
2005-2006 et de 901
millions de dollars américains pour l’année suivante.
Toutefois, selon les
renseignements publiés par le journal Clave, les investissements
ont été de 536
millions de dollars américains dans le premier cas, et de 624
millions en
deuxième lieu. Au cours des
dernières
25 années, les investissements en éducation n’a jamais
dépassé les 3% du produit
national brut du pays, ce qui place la République
dominicaine parmi les pays d’Amérique latine dont
le budget alloué à l’éducation est le plus bas.
Ces statistiques viennent même
contredire la propre loi générale du pays en
matière d’éducation, établissant
que l’investissement minimum dans le secteur devrait représenter
4% du
PNB, tel que publié dans la journal hebdomadaire Clave. La
moyenne d’éducation
de base en RD est de 4,8 ans, le troisième plus bas après
Haïti (2,8 ans) et le
Guatemala (3,5 ans). - (Source Dr1.com -
vendredi,
le 1er septembre 2006).
Un
autre problème
est que le système d’éducation publique qui sert
présentement les pauvres de la
République dominicaine est insondable. La plupart des
enseignants, sont eux-mêmes
inadéquatement éduqués et formés, et sont
par le fait même incapables de leur
inculquer les connaissances et les compétences qui leur
permettront de briser
le cercle vicieux de la pauvreté. À
la
lumière de ces faits, il n’est donc pas irraisonnable de penser
que même si le
gouvernement allouait des fonds supplémentaires à cet
effet, la situation des
ces jeunes gens demeurerait probablement inchangée. En raison de
ces problèmes,
le seul fait d’améliorer quelque peu le niveau
d’éducation parmi les pauvres constitue
une énorme tâche.
Notre
solution :
La seule manière de briser ce cercle vicieux d’ignorance et de pauvreté est de prendre en considération le système que nous proposons. Il n’y a pas d’autre alternative. Le projet sera centré sur la formation et l’éducation des jeunes âgés de 12 à 18 ans. Tel que mentionné précédemment, ce groupe d’âge est extrêmement marginalisé et à risque.
Nous
sommes totalement
engagés à fournir à ces enfants et à
beaucoup d’autres, de meilleures
possibilités d’avancement; toutefois, la seule manière
d’y arriver repose sur
un système autonome accrédité mais non
gouvernemental, qui nous permettra
d’instaurer une plateforme d’enseignement de toutes les techniques
à
l’intérieur de notre entreprise. Cela ne signifie pas que les
étudiants seront
tenus de travailler pour nous, mais plutôt que nous les aiderons
à obtenir leur
diplôme et à disposer de tous les outils qui leur
permettront d’accéder au
marché du travail. Puisque les
enfants
sont uniquement en classe pendant quatre heures et qu’ils passent
généralement
le reste de leur temps dans la rue à accomplir de menus travaux
comme le cirage
de chaussures, nous utiliserons ce temps pour leur prodiguer deux ou
trois heures
d’enseignement supplémentaire qui viendront complémenter
la discipline dans
laquelle ils étudient déjà. Les plus jeunes
membres de la communauté
travailleront auprès d’éducateurs en vue
d’améliorer la matière étudiée dans le
cadre d’une journée normale d’école; les plus
âgés recevront une formation de
style apprentissage dans des compétences
qui sont en demande et qui commandent de gros salaires.
Nous avons découvert que peu
importe
la condition dans laquelle se trouvent les gens de cette
communauté, il y en a
toujours quelques-uns qui font partie de ce que nous appelons
« l’élite » et qui ont une volonté
quasi obsessionnelle de se sortir
du cercle de pauvreté à tout prix, alors que pour
d’autres qui se trouvent dans
la même situation, de tels efforts sont considérés
comme étant « une tâche
énorme » et ils décident de choisir la voie
facile. Nous nous proposons de
porter une attention particulière au groupe d’élites
parmi les pauvres. Dans
nos observations, nous nous sommes rendu compte du fait que où
nous trouvons
des « élites » parmi les enfants, nous
trouvons des
« élites » parmi les parents. Il est donc
vraisemblable, que bon
nombre des personnes employées au début seront des
familles entières.
Ces personnes et ces familles se
distinguent parmi leurs pairs et aussi au sein de leur
communauté. Elles occupent des
postes de conseillers non
officiels. Elles sont essentielle à notre effort visant à
inciter ceux qui sont
« assis sur la barrière » à faire un
effort et à prendre notre option. Un pourcentage
élevé de passeurs de drogue et de prostitués
juvéniles appartient ces groupes,
et si on leur offre l’occasion et l’appui nécessaire, ils seront
heureux de
troquer leur profession actuelle pour une nouvelle chance
d’accéder à une vie
normale.
Ces familles sont les piliers de
notre réussite. En dépit de leur pauvreté, elles
se sont distinguées des
autres, grâce à leur courage et leur détermination.
Elles jouent aussi des
rôles de leaders et de motivateurs au sein de leur
communauté. Même si les
autres enfants de leur
communauté n’ont pas les moyens de continuer leur
éducation, ils sont en fait
encouragés à se surpasser, face à la
réussite de ceux que nous avons été
capables d’aider à atteindre leurs objectifs en matière
d’éducation. Ce groupe
central d’enfants pour lesquels le projet aura un avantage direct et
immédiat
sont exceptionnellement intelligents, et nous n’avons aucune raison de
douter
de leur réussite, si nous arrivons à mettre sur pied le
système européen décrit
dans le document original et sur notre site Web : http://projetnigua.org/edu2.htlm.
Toutefois, nos étudiants
n’apprendront
pas uniquement un métier. Le système européen paie
un salaire à ses étudiants,
même si ce salaire est accordé sous forme d’allocation.
Nous allons faire de
même, et aussi minime que soit cette allocation, elle fera une
grande
différence au sein des familles de nos étudiants et
apprentis. Ils seront
rémunérés pour leurs efforts et exposés aux
valeurs d’équité, de justice et
d’égalité des chances que nous chérissons dans
notre société moderne
canadienne.
Lois de protection
des enfants au travail
«
La route de
l’enfer est pavée de bonnes intentions ». Cette citation ne peut être plus juste en
République dominicaine. Un
haut pourcentage du revenu brut du pays est généré
en « Zonas Francas » (zones d’exemption
de taxes de fabrication), à l’instar du système du
Mexique. Le système ZF
permet aux entreprises étrangères d’utiliser la
main-d’oeuvre à bon marché qui
est disponible en République dominicaine pour fabriquer des
produits destinés à
leur pays d’origine, sans avoir à payer la plupart des taxes
liées à
l’entreposage de marchandises, à la création de produits
et surtout à l’exportation
du produit final.
La
main-d’oeuvre dans les zones
libres est très convoitée, car les
multinationales qui y exercent leurs activités offrent un
salaire plus
élevé que le salaire minimum, des vacances payées,
des congés de maternité payés et une assurance
médicale. Ces entreprises sont
toutefois tenues de se conformer aux lois de protection des enfants au
travail
stipulées dans leurs pays d’origine, ou à tout le moins,
dans l’Accord sur
l’Organisation mondiale du commerce. Elles
doivent aussi respecter les strictes lois locales sur les conditions
d’emploi
et de renvoi. La plupart des lois,
sinon toutes, sont assujetties à une clause d’emploi inviolable
stipulant
« aucune personne de mois de 18 ans », qui fait
aussi partie des
accords en ZF, et cela constitue exactement le nœud du
problème.
Même si ces lois ont été établies
pour protéger les enfants contre l’exploitation,
les jeunes âgés de 12 à 18 ans, n’ont pas le
droit de chercher un
emploi qui pourrait les aider à se sortir de la pauvreté. Malheureusement, il y a très peu
d’emplois
disponibles pour eux, et ils sont condamnés à cirer des
chaussures ou à occuper
un emploi local « au noir », sans aucune
protection légale, ou pis
encore, à se tourner vers la revente de drogue ou la
prostitution pour générer
un salaire.
Notre
solution :
Le
projet Nigua est spécialement conçu
pour aider ces jeunes gens. Nous ne saurions trop insister sur le fait
que
l’ignorance de ce problème démographique aurait pour
résultat de rendre ce
projet inutile.
Puisque notre but premier est le recyclage,
le temps que passent ces jeunes gens à errer dans les rues,
pourrait être
consacré à deux heures d’étude additionnelles avec
nous, puis à la collecte de
matières recyclables. Cette
activité serait
très semblable à celle des fondateurs dans leurs jeunes
années, lorsqu’ils
amassaient du papier journal à des
fins
de recyclage, pour se faire un peu d’argent de poche. Les enfants
seraient
payés pour leurs efforts de collecte, à la pièce,
ce qui équivaudrait presque
au montant d’un salaire minimum mensuel moyen pour un travail de trois
heures
par jour. Cette initiative visera
particulièrement les jeunes de 12 à 18 ans, et ceux qui,
en l’absence des
documents appropriés ou pour toute autre raison, n’ont pas le
droit d’aller à
l’école régulièrement.
Les
jeunes de 15 à 18 ans seront pris
en charge dans le cadre d’un programme d’apprentissage en techniques
avancées. Il en résultera
des diplômés de 18 ans
hautement compétents dans leur profession, qui pourront demander
un juste
salaire pour leurs compétences sur le marché du travail.
Le
travail de ces jeunes ne pourra
jamais excéder trois heures par jour pour les enfants
âgés de 12 à 14 ans, et
pas plus de 20 heures pour ceux qui entrent dans la catégorie
des 18 à 20
ans. Chaque enfant sous notre
responsabilité recevra une éducation de haute
qualité, ainsi qu’une formation
appropriée en milieu de travail qui seront assujetties à
des procédures
adéquates en matière de sécurité.
La « barrière
invisible » de la pauvreté.
Un Canadien bénéficiaire d’une aide
sociale, qui a un style de vie modeste et qui n’abuse pas de substances
illicites peut avoir une vie passablement confortable.
Par contre, un Dominicain qui gagne un
salaire minimum, est trop riche pour mourir et trop pauvre pour vivre. Le salaire minimum moyen pour environ 60% de
la population est d’environ 3 000 dollars RD par mois (à
peu près 100
dollars CAN – même si le taux de change fluctue
légèrement sur une base
quotidienne, le montant réel payé aux travailleurs
dominicains demeure
pratiquement le même). Toutefois, il
arrive souvent que des entreprises dominicaines ne paient que 100
dollars RD
pour une journée de travail de huit heures comme salaire
minimum. Malheureusement,
toute personne qui gagne moins de 6 000 dollars RD par mois, se
trouve
dans une situation financière précaire, sans aucun filet
de sécurité.
Les
Dominicains ne sont pas généralement
« avides d’argent ». Ils
ne
sont pas enclins au travail 24/7 enclins
de travailler 24/7 juste pour le plaisir de posséder plus
d’argent. Un salaire équitable et
l’absence de
problème convient à la plupart d’entre-eux puisqu’ils
priorisent la vie
familiale. Ils ne rêvent pas de
posséder un grand manoir et une auto pour chaque personne. Ils préfèrent un juste salaire,
des soins de
santé fiables, un avenir décent pour leurs enfants, et
des fins de semaines heureuses avec la
famille et les amis. Ils rêvent de
ne plus avoir à compter chaque
sous pour décider s’ils ont les moyens de se procurer certains
articles.
Notre solution:
Selon nos recherches, nous croyons que le salaire minimum pour la survie d’une famille de quatre personnes doit se situer entre 6 000 et 8 000 dollars RD. Nous prévoyons offrir à nos employés un salaire minimum de 180 dollars RD pour une journée de travail de 8 heures, ce qui assurera à chaque travailleur un revenu de 3 600 dollars RD pour un mois de travail de 20 jours. Notre expérience nous a révélé que les liens familiaux en République dominicaine sont très forts et nous nous attendons à employer plusieurs membres de chaque famille dans diverses capacités, que ce soit des travailleurs manuels à temps plein, des apprentis ou de jeunes collecteurs. Ainsi, une famille de quatre personnes pourrait facilement générer un revenu mensuel aussi élevé que 10 000 dollars RD. À ce stade, une famille est bien en voie de devenir indépendante financièrement et de briser le cercle de la pauvreté.
Les
nombreux bénéfices
que nous offrirons à nos employés engloberont une assurance médicale pour eux-mêmes
et pour leurs familles, s’ils
choisissent d’y adhérer. Les
assurances
offertes en République Dominicaine sont très
intéressantes et d’une portée
surprenante, car elles peuvent même couvrir les grands-parents
dans certains
cas, ce qui pourrait représenter une grande valeur pour les
familles touchées. Une «
Co-op » où les employés peuvent obtenir
des aliments de base au prix du gros sera aussi créée. Les banques Dominicaines chargent
actuellement des frais pour
maintenir un compte de moins de 5 000 pesos, et elles versent des
intérêts
uniquement aux comptes ayant à leur actif de plus de 5 000
pesos. En vertu de ce système, un
compte bancaire
pour les pauvres est hors de question.
Un membre de la communauté Nigua a suggéré que l’on verse 5 dollars canadiens par mois pour chaque enfant d’employé dans un compte en monnaie étrangère, jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de 18 ans. Ces petits montants, une fois accumulés dans un fonds générant des intérêts élevés, représentera un montant intéressant lorsqu’il arrivera à échéance. Un « fonds d’investissement » de ce genre devrait être pris en considération, et le cas échéant, il devra faire l’objet d’une révision des montants prévus.
Nous prévoyons aussi
octroyer des micro-prêts
en vue d’encourager les familles qui désirent exécuter
pour notre entreprise de
petits contrats à titre d’entrepreneurs indépendants ou
encore créer une créer leur
propre petite entreprise. Cette partie de notre programme permettra,
à elle
seule, d’améliorer le niveau de pauvreté, peu importe
où nous nous établirons
pour la première fois, et de créer éventuellement
des douzaines de petites
entreprises à la grandeur du pays. Cette
initiative servira de modèle pour jeter les bases d’une nouvelle
société fondée
sur l’espoir, et créer une vision pour l’avenir. L’espoir
engendre un meilleur aperçu des choses, et à court terme,
la tentation de faire de l’argent plus rapidement au moyen de la
revente de
drogue ou de la prostitution juvénile, paraîtra moins
reluisante. Lorsque nous aurons atteint ce
but, les
prédateurs sexuels ne seront plus capables de trouver des
victimes en République Dominicaine.
Énergie
La République Dominicaine utilise 75 % de son importation d’essence pour générer de l’électricité. Le gouvernement, les hôpitaux, les industries et le commerce du tourisme utilisent la majorité de l’électricité produite. Malheureusement, les pannes constantes de courant attribuables à des défectuosités mécaniques, au manque d’essence ou à une mauvaise gestion de la part des générateurs et des distributeurs sont si sérieuses, que même ces secteurs économiques cruciaux ne peuvent survivre en de telles circonstances. La République Dominicaine est heureusement un pays tropical, le chauffage n’est donc pas nécessaire, et il n’y a aucun risque de mourir de froid. La climatisation, par contre, est nécessaire.
La
majorité des ceux qui oeuvrent
dans d’autres secteurs que ceux mentionnés ci-haut ne
reçoivent que deux à
quatre heures d’électricité par jour, et la plupart de
ces gens ne disposent
que d’une seule ampoule dans leur hutte. Une
grande partie de l’électricité résidentielle
utilisée dans les
maisons de familles pauvres provient d’une connexion illégale au
réseau
électrique. En plus de drainer
l’énergie du réseau, cette façon entraîne
des dangers additionnels dus à la
mauvaise installation et la violation des codes de
sécurité, qui sont
susceptibles de causer des blessures graves, voire la mort par
électrocution
dans certains cas.
Notre
solution :
Il est plus facile de bien faire
les
choses la première fois plutôt que de réorganiser
un désordre existant. Nous avons un
projet d’énergie alternative
qui fait partie intégrante de nos objectifs à long terme;
toutefois de simples
générateurs d’énergie éolienne à bas
prix et l’utilisation de lumières à diodes
de 9 volts ou de lumières automotrices pourraient fournir de
l’énergie aux gens
qui en ont désespérément besoin.
La
conversion à ce genre de système d’énergie
permettrait de réduire immédiatement
la tension sur le réseau d’énergie. En
outre, le retrait des connexions illégales au système
central permettrait aussi
d’assurer une distribution d’électricité plus stable dans
le reste du pays et
de réduire la fréquence des pannes électriques. Par contre, ces solutions pourraient
entraîner une baisse de la
quantité d’essence nécessaire au fonctionnement des
générateurs auxiliaires. Nous
prévoyons également construire un
« édifice de réfrigération »
communautaire plutôt que d’avoir un
réfrigérateur dans chaque hutte, en vue d’éviter
des coûts additionnels en
matière d’énergie.
Les défis du
recyclage
D’autres tentatives de recyclage en
République Dominicaine
ont échoué du fait qu’on n’a pas tenu compte des
différences importantes qui
existent entre les pays industrialisés et les pays en
développement. Une fois de plus,
nous présentons une liste
des problèmes les plus communs et des solutions que nous
proposons.
Tentative d’utiliser un processus de collecte fondé sur l’hypothèse que le système de gestion des déchets d’un pays en développement fonctionne de la même manière que le système utilisé dans un pays industrialisé.
Cette
hypothèse ne peut être plus
loin de la vérité. Les gros
camions de
collecte de déchets peuvent uniquement desservir les routes
principales, et la
grande majorité des matières recyclables se trouvent dans
les ruelles étroites
ou sur les bords de routes secondaires, ou encore dans des sites
d’enfouissement illégaux. Ces sites sont
régulièrement brûlés en vue d’agrandir
l’espace d’enfouissement, entraînant ainsi la propagation de
grandes quantités
de fumée toxique et de pollution dans l’atmosphère.
Notre solution :
Nous
prévoyons utiliser des chariots
à main ou tirés par des chevaux pour accéder
à ces sites, en vue d’éliminer le
besoin de consommer de l’essence. Ces
petits chariots pourraient facilement amener les matières
amassées à des points
de service qui pourront être desservis par l’un des gros camions
qui seront
utilisés à cet effet. Puisque nous aiderons à
réduire le nombre de sites, il y
aura moins de fumée toxique.
Utilisation
d’une approche hiérarchique
« descendante » par rapport à une approche hiérarchique
« ascendante »
La plupart des
dépenses de tout budget de projet dans un pays en
développement sont les frais
d’administration, par exemple les pots de vin et les frais
artificiellement
gonflés chargés aux étrangers
inexpérimentés.
Si nous utilisions l’approche hiérarchique
descendante, comme
d’autre l’ont fait, l’investissement initial que nous demandons serait
loin
d’être suffisant pour atteindre notre but.
Notre solution :
Puisque
nous avons déjà le soutien de
la communauté, nous serons en mesure d’obtenir ce dont nous
avons besoin à des
prix raisonnables et ne serons plus tenus de verser des pots de vin ou
tout
autre incitatif du genre. Une relation
légitime entre notre entreprise et le gouvernement de la
République Dominicaine
est impérative. Tout ce qu’il nous
faut, ce sont des permis et du terrain.
Toute autre dépense sera destinée au projet et
correctement
comptabilisée.
Concentration des efforts de recyclage sur les principaux sites officiels.
Tel que mentionné précédemment, la plupart des sites d’enfouissement sont illégaux et non visibles. Ils ne sont donc pas contrôlés ou réglementés et représentent un sérieux risque pour la santé et pour l’environnement. La population locale déverse presque tous les déchets liquides – incluant l’huile à moteur provenant de changements d’huile – ainsi que les déchets solides dans les rivières ou les cours d’eau les plus proches. Financement et
prévisions
La
mise en oeuvre
du Projet Nigua exigera l’obtention d’un investissement
équivalant à 2 millions
de dollars américains, que ce soit en dollars américains,
canadiens ou en
euros. Malheureusement, tout le
financement sollicité, ou offert par diverses industries ou
entreprises, est
assujetti à la condition de « pouvoir
générer des profits uniquement pour
les investisseurs, sans tenir compte de la population locale ».
Tel que
mentionné ci-haut, cette mentalité est totalement
contraire à la vision du
Projet Nigua, et les offres aussi alléchantes furent-elles, ont
été rejetées.
Des 2 millions de dollars demandés, nous aurons besoin de 750 000 dollars immédiatement pour démarrer les opérations; les 1 250 000 dollars restants seront utilisés pour garantir les coûts d’exploitation et l’expansion rapide de nos objectifs futurs.
Nous
souhaiterions, bien sûr, avoir à
notre disposition la totalité des 2 millions de dollars au
début du projet;
nous pourrions ainsi prendre de l’expansion le plus rapidement possible
et à
capacité maximale. L’obtention du
montant demandé permettrait d’écourter, d’un an ou plus,
le délai requis pour
atteindre notre objectif. Cependant, un
investissement de départ de 750 000 dollars, constitue le
minimum absolu
nécessaire au démarrage des opérations et nous ne
pourrons pas procéder sans
avoir en notre possession ce montant minimal.
L’investissement
initial est nécessaire pour créer un programme de
recyclage PET & HDPE « instantané
». Le PET est le type de plastic utilisé
pour
les contenants de boissons et d’aliments, et le HDPE
est le produit utilisé pour les contenants d’huile, de
détergents
et de matières dangereuses en plus des meubles de jardin et les
contenants tels
les caisses de lait.
Les 750 000 $ seraient
dépensés de
la façon suivante :
Au Canada :
| Machinerie et équipement, permis et déplacements | $ 250 000 |
| Salaires initiaux des citoyens canadiens travaillant au projet | $ 100 000 |
| Terrain, location de bâtiments, matériel et autres : | $ 200 000 |
| Salaires locaux, permis, essence, entretien, etc. | $ 100 000 |
| Fond
d’urgence : |
$ 100 000 |
| Total : | $ 750 000 |
Ing. R.J. Wild, info@projectnigua.org
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